Setsuhi SHIRAISHI (calligraphie) & Naoto YAMAGHISHI (percussions) pour SHUNKOKU (l’instant) à La Bascule, 05/05/2012

May 7th, 2012


(du Japon tellement conforme à mon fanstasme que je vais finir par le croire réel.)
Cette capacité, absolument non triviale, à entrer dans la pratique, avec sincérité, ouverture du cœur, s’inscrit comme seule justification acceptable à l’esthétisation.
Et c’est (encore) une histoire d’émergence, emergence d’une esthétique, désirée, mais dont l’absence de préméditation est condition nécéssaire.
Fruit de l’expérience, passée, présente : l’instant.
(clic sur les photos pour les voir en grand)
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shiraishi.modalbeats.com
www.naotoyamagishi.com

am a material : avril 2012

May 1st, 2012

amamaterial.tumblr.com
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Les raisons qui me poussent à participer à cette frénésie de contenus et d’expression de soi ne me sont ni forcément claires et/ou avouables, mais si vous avez un tumblr, faites le moi savoir, j’ai grand plaisir à y perdre mon temps.

Alienation et accélération, Hartmut Rosa, - extraits-résumé - seconde partie : L’accélération sociale et les versions contemporaines de la Théorie Critique

April 21st, 2012

(théorie critique (wikipedia) : - école de Francfort, ‘60, Adorno, Horckheimer…- examen et critique de la société à partir des connaissances développées par les sciences humaines et sociales)

chap 6 : conditions préalables à une théorie critique
“il n’existe pas de vérité épistémologique anhistorique toutes les formes d’analyse théorique doivent être fermement reliées aux formes changeantes de pratiques sociales”
Intentions directrices de la Théorie Critique : “la souffrance humaine réelle est le point de départ normatif”, fondée sur “les ressentis, convictions et actions (contradictoires) des acteurs sociaux eux-mêmes.”-> “examen critique des pratiques sociales à la lumières des conceptions de la vie bonne que s’en font les acteurs sociaux”
“liberté, autonomie (individuelle ainsi que collective) au sens de l’autodétermination de la forme de vie que nous réalisons, et la lutte pour l’émancipation des obstacles politiques , structurels et institutionnels afin de réaliser cette autonomie”
“transcendance intramondaine”
“expliquer les la transformation des régimes de production et de consommation de la modernité”
théorie critique Habermas : “la synthèse de toute société réside dans ses relations de communication”
théorie critique Honneth : “ce sont les relations de reconnaissance sociale”

chap 7 : L’accélération et la critique des conditions de communication
Habermas, Theorie de l’agir communicationnel 1987 “les pathologies sociales émergent à partir de distorsions systématiques des conditions de communication” …” Le pouvoir tout comme le savoir -ou les normes tout comme les vérités affirmées- ne sont justifiés que s’ils sont (ou peuvent être reconstruits en tant que) les résultats d’un discours exempt de relations de pouvoir distordantes… un discours dont tous les arguments peuvent être formulés et sont discutés uniquement sur la base et la logique de la ‘force du meilleur argument’.”
la structure temporelle de ces conditions de communication semble donc tout naturellement essentielle.

chap 8 : l’accélération et la critique des conditions de reconnaissance sociale
Honneth, La lutte pour la reconnaissance, 2000 “Nous devons être rapides et flexibles pour gagner, alors que simultanément, notre lutte pour la reconnaissance fait sans cesse tourner la roue de l’accélération.”. Dans le tempo intragénérationnel de la modernité tardive, la reconnaissance est fruit d’une “lutte dynamique” distribuée en fonction de la performance avec en conséquences burn-out et dépressions pathologiques. Il y a eu passage d’une “compétition positionnelle” à une “compétition performative” qui devient justement une “force motrice constante de l’accélération sociale”.

chap 9 : l’accélération comme nouvelle forme de totalitarisme
force totalitaire dans le sens où ” a) il exerce une pression sur les actions et les volontés des sujets, b) on ne peut pas lui échapper, affecte tous les sujets, c) omniprésent à tous les aspects de la vie sociale, d) quasi impossible à critique ou à combattre”.

Alienation et accélération, Hartmut Rosa, - extraits-résumé - première partie : une théorie de l’accélération sociale

April 19th, 2012

97827071713821.jpgAliénation et accélération, ed. La découverte 2012, coll. Théorie Critique.
Un livre de sociologie, voilà qui est inhabituel pour moi. Je suis tombée dessus par le traducteur, Thomas Chaumont qui avait fait un travail décapant sur Tout et Plus Encore de David Foster Wallace. Je craignais un peu l’ennui et le jargonnage, au contraire, ça s’est avéré une lecture très didactique, passionnante, limpide et éclairante, une grille d’interprétation totalement en accord avec ce que j’observe et vis.

Quelques extraits/résumés ici, (balancés comme ça, j’admets que ce soit un peu indigeste, le livre les enrobe dans 150 pages réellement pleines d’intérêt) :

introduction : la perspective temporelle permet mieux d’appréhender les aspects de la vie : les structures temporelles “relient les niveaux microscopiques et macroscopiques de la société, c’est à dire que nos actions et nos orientations sont coordonnées et rendues compatibles avec les « impératifs systémiques » des sociétés capitalistes modernes à travers des normes, des contraintes et des régulations temporelles.”

première partie : une théorie de l’accélération sociale
chap 1 : qu’est-ce que l’accélération sociale ?
accélération technique :
“la priorité naturelle ( anthropologique) de l’espace sur le temps, […] semble s’être inversée. […] Le temps est de plus en plus conçu comme un élément de compression ou même d’annihilation de l’espace.”
accélération du changement social : “L’espace de l’expérience et l’horizon d’attente coïncident […] L’accélération sociale est définie par une augmentation de la vitesse de déclin de la fiabilité des expériences et des attentes et par la compression des durées définies comme « le présent ».[…] Le changement -dans la famille et le travail- s’est accélèré pour passer d’un rythme intergénérationnel au début de l’ère moderne, à un rythme générationnel dans la modernité classique puis à un rythme intragénérationnel dans la modernité tardive.”
accélération du rythme de vie : “augmentation du nombre d’épisodes d’actions ou d’expériences par unité de temps, conséquence du désir ou du besoin ressenti de faire plus de choses en moins de temps.”

chap 2 : les forces motrices de l’accélération sociale.
le moteur social : la compétition : “la position qu’un individu occupe dans la société moderne n’est pas prédéterminée par la naissance, et elle n’est pas non plus stable pendant le cours d’une vie (adulte) mais bien plutôt en cours d’une négociation concurrentielle permanente.”
le moteur culturel : la promesse de l’éternité : “dans la société moderne séculaire, l’accélération sert d’équivalent fonctionnel à la promesse (religieuse) de vie éternelle. […] séculaire au sens où l’accent est mis sur la vie avant la mort […] une vie bonne est une vie accomplie, une vie riche d’expériences et de capacités développées […] le temps perçu du monde (Weltzeit) et le temps d’une vie individuelle (Lebenzeit) divergent spectculairement […] ”
le cycle de l’accélération : est devenu un système fermé et autopropulsé -> accélération technique -> accélération du changement social -> accélération du rythme de vie -> accélération technique etc.

chap 3 : qu’est-ce que la décélération sociale ?
les limites de vitesse naturelles et anthropologiques / les oasis de décélération (industrie délibérée) / la décélération comme conséquence dysfonctionnelle de l’accélération sociale (dépressions psychopathologiques) / la décélération intentionnelle : la décélération fonctionnelle (accélératoire) - la décélération idéologique (oppositionnelle) / le revers de l’accélération sociale : l’inertie structurelle et culturelle “les principes emboîtés de compétition, de croissance et d’accélération semblent former un « triangle structurel » si solidement établi que tout espoir de changement culturel ou politique parait complètement vain.”

chap 4 : Pourquoi il y a accélération plutôt que décélération ?
“transition de l’expérience culturelle dominante du changement (progrès) dirigé à la perception d’un mouvement épisodique frénétique est un critère de définition central de la transition de la « modernité classique » à la « modernité tardive ».

chap 5 : Pourquoi est-ce important ? L’accélération et la transformation de notre « être au monde »
“force normative des silencieuse des normes temporelles” (voir figure là… )… “le régime d’accélération de la modernité transforme […] notre relation au monde social […] au monde objectif […] au monde subjectif.”
Dans un monde “où l’impression de changements aléatoires, épisodiques ou même frénétiques remplace la notion de progrès” l’individu perd “toute certitude sur la direction de l’histoire”.

cb+jd+omorph

April 2nd, 2012

si j’avais un blog, je mettrais des ♥ partout.

am a material : mars 2012

April 2nd, 2012

amamaterial.tumblr.com
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home alone 20/03/2012

March 20th, 2012

Les enfants nous ont laisssé seuls à la maison et on y a fait de la musique : JD à la contrebasse semi-banchée, moi à la good ol’ groovit
certainement un peu long et pétouillant pour qui n’a pas beaucoup de connection affective avec au moins l’un de nous… uploadé sur soundcloud sans aucun edit, juste pour ne pas que ça reste simplement au fond d’un répertoire…
(le nom qui apparait vient de samples que j’ai utilisés : pédalage dans Treptower Park, un toboggan dans le Gan Meir à Tel aviv, et barrage de l’usine marémotrice sur la Rance.

Cable#5 (soir 3)

March 19th, 2012

grand plaisir, ici quelques photos du samedi soir et dimanche matin et qqes minutes de Peter Brötzmann & co.
(clic ici jd’s flickr pour vendredi soir :Christian Prigent, Toma Gouband, Bohman Brothers et samedi après midi : Marcus Schmickler)

KEITH FULLERTON WHITMAN and his spaghetti case (une video là pour entendre comme c’était bien: vimeo : KEITH FULLERTON WHITMAN at The Cable Festival 18/02/2012)
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AGNES HVIZDALEK & HARALD FETVEIT
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PETER BRÖTZMANN / PAAL NILSSEN-LOVE / FRED LONBERG-HOLM
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Les ORBES (fr) – Verres Enharmoniques ou sublimes résonances acoustiques Sophie Durand et Manu Holterbach
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et une et deux minutes de Peter Brötzmann - Paal Nilssen-Love - Fred Lonberg Holm

am a material : février 2012

March 4th, 2012

nouvelle présentation, mais toujours sur amamaterial.tumblr.com

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this must be field recording

February 26th, 2012

Barrage de l’usine marémotrice sur la Rance.

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am a material : 66->80

February 22nd, 2012

yes, c’est là : am a material on tumblr
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am a material : 51->65

February 14th, 2012

ouais, ça continue là bas : amamaterial.tumblr.com
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j’ai dansé, 2 fois

February 4th, 2012

Ayant rejoint, sans démarche réfléchie, l’extension dite sauvage (comprendre rurale) du Figure Project, je participe à 4 week ends dans l’année d’ateliers de danse contemporaine. La note d’intention mentionne “une aventure choregraphique à la campagne… ouvert(e) à tous et a(yant) pour ambition d’être à la fois exigeant(e) et jubilatoire”. Chaque week-end, un chorégraphe différent nous initie à ses techniques et réflexions, improvisation, écriture du mouvement, etc. Deux week-ends sont passés, et je veux garder trace de ce qui pour moi est certainement la naissance d’un nouveau paradigme personnel.
J’avais brièvement relaté mon ignorance de la danse en général, naturellement plus portée vers la performance off, mais il s’agissait sans doute d’une méprise catégorisante dont je suis seule responsable. Toujours est-il qu’il ne me serait jamais venu à l’esprit de considérer la danse, fut-elle contemporaine, comme une pratique que je pourrais tenter. Je crois avoir découvert assez tardivement que j’avais un corps, capable (et nécéssitant sans doute) plus que ses fonctions quotidiennes, et c’est, plus tard encore, dans cette lancée, que j’apprends depuis quelques années le Tai Chi Chuan, qui ainsi, constitue de fait, mon premier lexique de mouvements.

. Première fois. Avec Kathleen Reynolds
Kathleen nous a donné quelques mouvements de base, quelques angles de ses procédés de création. J’ai ainsi compris comment l’inspiration pouvait se déployer en mouvement et le mouvement investir et se dessiner dans l’espace. Moi qui avais toujours eu du mal à faire abstraction de la vision du corps pour la vision du mouvement, les éléments de pratique qu’elle nous a transmis m’ont facilité l’accès à ce regard. Puis, le Tai Chi a constitué ma première grille d’interprétation/appropriation, et a permis de viser une sorte d’expression propre, notamment en improvisation. J’ai alors vêcu une expérience extraordinaire.
J’ai découvert que le corps pouvait être pris/surpris dans une intention qui le dépasse, que, dans ma grande candeur, j’oserai nommer artistique, faute de n’avoir pu la décrire autrement, ne relevant pas du commun, du thérapeutique au sens large (sport, réajustement structural, seitai…) ou du sexuel. L’éclosion de ce désir de mouvement a été un moment extraordinaire et inattendu, vertigineux dès la réalisation que cette intention corporelle pouvait, depuis cette origine, être aussi conscientifiée.

poto_200.JPG. Seconde fois. Avec Jonas Chéreau.
Toute autre génération. L’approche m’est pourtant beaucoup plus familière en ce qu’elle fait intervenir des thématiques qui me sont proches. La première chose qui m’est venue dans la juxtaposition des deux week-ends, est que si lors du premier nous avions pu voir comment le mouvement pouvait créer l’espace, c’est le processus mirroir que nous allions expérimenter là : comment l’espace/paysage (imaginé, subit, désiré) créait le mouvement et/ou le corps. Il y avait cette fois-ci, comme une essence naturaliste primordiale pour ensemencer l’expérimentation, celle-ci à même ensuite de se développer qui par hasard ou déterminisme, par collaborations, jusqu’à mes fascinations habituelles pour l’émergence de structures autonomes. Comme si entre les deux danseurs il y avait eu entre temps toute une imprégration scientifique pas forcément consciente (algorithmique, cognitiviste, chaotique, écologique etc.) décalant l’homme de sa toute-puissance créatrice. Nous avons même réalisé en groupe ce qui ressemblait à un automate cellulaire, pétillant de nos humanités.
(et aussi j’ai plié le corps d’une amie selon un paysage comme celui de la photo)

J’ai des frissons rétrospectivement de penser que j’ai pu vivre ça.

am a material : 36->50

February 1st, 2012

c’est là-bas : amamaterial.tumblr.com
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am a material : 21->35

January 22nd, 2012

more and still on amamaterial.tumblr.com
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