am a material : 21->35
January 22nd, 2012more and still on amamaterial.tumblr.com
more and still on amamaterial.tumblr.com
Pour que mon amamaterial.tumblr.com reste une exploration parallèle plutôt qu’une réele bifurcation, je vais reprendre au fur et à mesure à chaque quinzaine d’élements (est-il utile de préciser que chacun y est cliquable) postés, une copie d’écran. Bizarrement, j’y cause (pas beaucoup) anglais (parce que ça me manque).
Blog en panne momentanée.
En attendant, j’ouvre un tumblr : am a material : amamaterial.tumblr.com
Surtout pas la poésie du quotidien ! (Fuck, tout sauf ça ! du cochon peut-être mais tout sauf ça !)
Éléments de matérialité, dirons-nous.
Bien-sûr excellent concert de Jérôme Noetinger, endroit chic, audience à l’admiration bien élevée.
Je ne me sens pas l’âme si didactique, et j’ai déjà expliqué ce qui me fascinait dans la musique expérimentale avec suffisament de mots précis :
- l’émergence d’un monde cohérent (un monde de signaux désirants)
- l’agencement du temps (deux temps).
C’est très personnel. Cette création/émergence d’une trame - avant tout temporelle - adresse ce qui doit être ma plus grosse angoisse existentielle :
But I still have to face the hours, don’t I? I mean, the hours after the party, and the hours after that…
Ça c’est l’écrivain qui va se jeter par la fenêtre dans The Hours, que j’ai mal vu sur le coin d’une télé. (non je ne veux pas parler des heures qui suivent un concert, au contraire, je suis souvent dans un état très exaltée s’il était bon… justement, je parle de toutes les autres)
Et aussi il y a ce genre de choses : Time Travel and Modern Physics…
Est-ce que sans rire, je peux dire que suffisament nourrie des mystères de l’univers, je n’ai même plus tant besoin de contacts sociaux, alors que depuis relativement récemment, à presque 40 ans, je suis en train d’accepter d’en avoir besoin ? (non, écrire cette phrase me fait quand même rigoler)
Je pense régulièrement au film de Mike Leigh, Naked et à cette tirade de Johnny :
Was I bored? No, I wasn’t fuckin’ bored. I’m never bored. That’s the trouble with everybody - you’re all so bored. You’ve had nature explained to you and you’re bored with it, you’ve had the living body explained to you and you’re bored with it, you’ve had the universe explained to you and you’re bored with it, so now you want cheap thrills and, like, plenty of them, and it doesn’t matter how tawdry or vacuous they are as long as it’s new as long as it’s new as long as it flashes and fuckin’ bleeps in forty fuckin’ different colors. So whatever else you can say about me, I’m not fuckin’ bored.
Je ne suis pas si revendicatrice, ce you s’adresse à moi-même, avant tout. Naked, que, chose très rare, j’avais été voir plusieurs fois au cinéma à sa sortie, fait partie de ces films qui m’ont été si importants que je n’ose pas les revoir de peur de me trouver rétrospectivement insupportable.
(via anniceris)
en attendant d’avoir le papier en question (celui-là si un hasardeux lecteur a l’accès académique adéquat… got it ! ), la vidéo de Tim Maudlin à propos de la topologie de structures linéaires qu’il propose comme fondation au concept d’espace temps relativiste (ce qui me reste à comprendre).
(à lire : time travel and modern physics par Frank Arntzenius et Tim Maudlin, Stanford Encyclopedia of Philosophy)
j’ai pompé quelques unes de ses slides ici pour essayer d’y réfléchir :
Axioms
A linear structure is set S together with \Lambda a set of subsets of S called the “lines” of S that satisfy
- LS1 minimality axiom : each “line” contains at least two points
- LS2 segment axiom : every “line” \lambda admits of a linear order among its points such that a subset of \lambda is itself a “line” if and only if it is an interval of that linear order
- LS3 point splicing axiom : if \lambda and \mu are “lines” that have in common only a single point p that is an endpoint of both, then \lambda \union \mu is a line provided that no lines inthe set (\lambda \union \mu) - p have a point in \lmabda and a point in \mu
- LS4 completion axiom : any linearly ordered set \sigma such that all and only the closed intervals in the order are “closed lines” is a line
Non uniqueness of order
according to the first set og axioms, every line can be represented by a linear order among its point. NBut evidently ther are two such linear orders that will do the job, one the inverse of the other. Each will imply the same intervals and do the same structure of “segments” ( a “segment of a “line” \lmabda is a subset of \lambda that is a “line”)
Neighborhoods
a set \Sigma is a “neighborhood” of a point p iff every “line” with p as an endpoint has a “segment” with p as an “endpoint” in \sigma
Open Sets
- a set \Sigma in a Linear Structure is an “open set” iff it is a “neighborhood” of all of its members.
(la différence avec la topologie standard, est qu’alors, le voisinage est défini comme un ouvert contenant le point : c’est ça en fait qui m’interpelle. ça semble en effet tellement plus intéressant d’adopter la démarche inverse)
Thm
The collection of “open sets” in a Linear Structure satisfies the aims of standard topology : the “open sets” are open sets !
–>> Directed Linear Structures
–> all and only directed intervals in a linear order are “segments” of a “line”etc..
-> splicing axiom ; final point and initial point
-> def outward neigborhood, outward open sets
—> de tout ça il déduit que c’est la topologie adaptée à l’espace-temps relativiste (lorentzian pseudo-metrique) maximal set of event forms such a set to intuitively form a line
Tout à fait emballée par le concert de PAK, je me suis même fendue d’une longue revue sur alter1fo.
C’est aussi la fin du mystère qui m’étreignait depuis 13 ans : ces marins polonais de mauvais poil (voir ici) devaient être Ron Anderson accompagnant Guapo, sur la tournée RonRuins. Et… Ron Anderson est une perle, hyper souriant, très senseï dans le sens, musicien ayant acquis une grande sagesse du fait de s’être dédié, consacré depuis si longtemps à sa pratique, avec un coeur pur. Oui, rien que ça.
________________
(j’ajoute mon texte paru sur Alter1fo, en tant que sauvegarde d’archive)
________________
Retour sur le concert de YOLK et PAK le 24 octobre à la Bascule.
Il faut d’abord affirmer que la prestation de YOLK en première partie a été absolument remarquable et nous vous engageons à aller urgemment les écouter : www.myspace.com/yolk2006.
Puis il y eut PAK.
Avant-punk-jazz-prog-rock… whatever… PAK ce sont des musiciens qui performent et donnent vie à une musique virtuose, intuitive et intense.
Ron Anderson fait de la musique de manière professionnelle depuis plus de 30 ans. Multi-instrumentiste, c’est à la guitare qu’il s’est longtemps produit, il se dédie à la basse dernièrement. Compositeur acclamé, The Molecules est son projet de plus longue haleine, certains se souviennent peut-être de sa collaboration avec les japonais de Ruins, tandis que PAK tourne (généralement en trio, ici en duo) depuis 2003. Ce soir-là, il démontre, toujours très souriant, qu’une si passionnante carrière sur le papier ou gravée sur disques, se traduit aussi de manière vivante par une excellence d’exécution qui ne serait rien si elle n’était vécue en direct avec autant d’intensité. De même, Keith Abrams à la batterie, est extraordinaire, vibrionnant et absolument là, présent dans l’instant.
Pour chacun d’eux, c’est un agencement machinique homme-instrument, pétillant d’intuition, issu de leur indéniable virtuosité, qui prend place devant nos yeux. En outre, une telle performance scénique offre aussi à vivre le devenir-musique de l’ensemble, cela inclut forcément les musiciens et leurs expériences propres, mais s’étend plus largement, jusqu’à englober l’audience et le lieu.
keithAbrams_342ronAnderson_338
Ils maintiennent une structure musicale composée, hyper complexe, faite d’enchainements saccadés, retournements de mesure à vitesse axonale, qui, loin de décourager, porte le public, plus haut, plus vite, plus loin, plus fort. C’est une transe libre sur le canevas d’une multitude de propositions, qui permet de piocher dans des citations musicales acquises pour aussitôt les libérer.
Une grande sérénité, absolument pas donnée a priori, ne serait-ce qu’en raison du niveau sonore, se dégage de tout cela. Il faut alors dire le grand bonheur de partager, spectateur, auditeur coi, une telle énergie concentrée et contagieuse.
Le disque de Ron Anderson : Secret Curve paru dans la composer serie de Tzadik, le label de John Zorn, est magnifique, indispensable. À noter sur cet enregistrement, le trio habituel de PAK (basse-batterie-trompette) s’enrichit de belles collaborations (piano, violon, cuivres, et dispositifs électroniques de Jérôme Noetinger, duquel nous avions relaté la superbe prestation avec Lionel Palun, il y a quelques mois de cela).
www.ronanderson-molecules.com
ouais.
Et je vais mettre un bail à m’en remettre. Bon, ce n’est pas parce qu’en me voyant elle s’est souvenue de moi époque Pezner et qu’elle m’avait cherchée partout depuis 12 ans. Parce que j’avais un bouquin à lui faire signer : Adulterers Anonymous, co-écrit avec Exene Cervenka, un de mes petits trésors, trouvé en occasion à Tel Aviv. Ce livre est devenu une rareté et elle était très contente de le voir. C’est de plus, chose amusante, le bouquin dans lequel je planquais nos liquidités (pas la peine de venir cambrioler, y en a plus), et notamment les 1100 $ de caution de notre dernier appartement Tel Avivi, récupérés in extremis quelques heures avant de prendre l’avion du retour, et joyeusement dépensés 6 ans plus tard pour ce voyage là.
Trève. La soirée du 7 octobre aux Ateliers du Vent restera en tous cas longtemps dans ma mémoire. J’y ai même filmé quelques secondes, avec, comme d’habitude, le même gag technique au début (I’m a loser baby). Here she comes :
(pour voir mon compte-rendu officiel, c’est là : sur alter1fo Lydia Lunch : libido existentielle et féminisme porno punk transgénérationnel - non je n’ai pas cherché à faire le titre le plus naze-mais-acceptable)
Seconde maquette complète pour moi, et bien entendu sous LaTeX. Pas mal de petites choses apprises, la principale étant l’utilisation de pdflatex, parce que le postscript commence apparement à devenir obsolète ma bonn’dame auprès des imprimeurs. Rien à signaler à ce propos, tout a marché comme sur des roulettes, sauf ce truc qui m’a pris des plombes à détordre : il n’existe pas de jeu de caractères français en Computer Modern qui soit de Type 1… Computer Modern ce serait presque une raison en soi d’utiliser LaTeX tellement je les trouve élégants. (Je pense malgré tout que laissé en Type 3 ça n’aurait pas posé de problème à l’impression, mais ça n’avait pas l’air de plaire à l’imprimeur…). Bref, donc pour remédier à cela, il faut soit installer Computer Modern Super (pas encore fait pas le temps), soit utiliser Latin Modern (\usepackage{lmodern} ), ce qui fut fait et beau.
J’ai aussi appris à utiliser \tolerance pour remédier aux trop nombreuses overfull lines.
Repris la macro pour des jolis siècles : \def\siecle#1{\textsc{\romannumeral #1}\textsuperscript{e}~siècle} , \def\siec#1{\textsc{\romannumeral #1}\textsuperscript{e}}
Fait des réglages fins de fancyheader
\renewcommand{\headrulewidth}{0.0pt}
\addtolength{\headheight}{7pt}
\addtolength{\headsep}{-5pt}
\cfoot{\footnotesize\thepage}
\addtolength{\footskip}{-10pt} %remonter le numéro de page
Pour la couv, j’ai presque eu un instant l’illusion de préparer une pochette de Tzadik puisqu’il a été question d’utiliser un dessin de Jacob de Rueff. Finalement, devant la pression populaire, nous avons pris De Vinci qui est quand même très chouette. J’ai aussi à l’occasion reçu un excellent conseil pro : une couverture se travaille à plat. En tous cas, j’espère pouvoir utiliser un jour ces illustrations, le livre numérisé se trouve là : De conceptu et generatione hominis. Christophorus Froschoverus excudebat (1554)
Autre ressource que je compte bien utiliser un jour : DEVISES ET EMBLEMES ANCIENNES & MODERNES, TIREES DE PLUS CELEBRES AUTEURS (1699), LA FEUILLE, DANIEL DE, 1640-1709 .
Et enfin, pendant tout ce temps, j’ai fait une crise de Nick Cave. La dernière remonte à quasi 2 ans si j’en crois la playlist où je raconte d’ailleurs qu’il est l’un des rares (le seul ?) que j’écoute avec autant de passion depuis plus de 20 ans. Même pour les disques (des 15 dernières années ?) dont le son ne m’inspire pas vraiment, je suis au bout de quelques écoutes complètement intoxiquée de sa voix, de son phrasé, de ses textes… ça méritait bien une sleeveface.
Ça doit être l’époque qui donne envie de se recentrer sur ses fondamentaux, d’ailleurs vendredi, j’vais voir Lydia Lunch. (annoncé sur là sur alter1fo)
Une chose qui m’avait toujours beaucoup surprise en Israël, c’était l’étendue de la capacité d’expression personnelle des gens. Afficher son opinion en banderole sur son balcon (sur l’image à coté, c’était en 2000, à propos du Golan, au moment du retrait final du Sud Liban), en sticker plus ou moins gros sur sa voiture, voire, et je trouvais ça aussi comique qu’étonnant, seul avec un panneau au niveau d’un feu rouge. Parallèllement à cela, j’ai souvent assisté à des discussions animées mais respectueuses entre personnes d’avis totalement opposés, très étonnant.
Et là, depuis quelques mois, c’est comme si le pays découvrait l’expression de masse. L’historique du mouvement pour “plus de justice sociale” tel qu’il m’a été décrit est le suivant. Tout d’abord les médecins se sont mis en grève pour protester contre la faiblesse des moyens mis à disposition des hopitaux publics et la privatisation conséquente du secteur médical. Puis il y a eu l’affaire du cottage cheese. Ça prête à sourire, c’est l’histoire du prix du cottage cheese (si on me demande mon avis, je ne trouve quand même pas ça mortel comme fromage) qui s’envolait. Sur Facebook, ordre fut donné de ne plus en acheter jusqu’à ce que le prix ait baissé.. ce qui fut fait. Il faut dire que la majeure partie de la production de produits laitiers du pays, c’est Tnuva qui s’en occuppe, une énorme coopérative dont la situation de monopole permet plus ou moins à l’état de contrôler les prix (jusqu’à évoquer la solution d’acheter du lait chinois…). Joies des réseaux sociaux, le petit déjeuner retrouvait son cottage cheese. Et enfin, le coup des tentes. Un beau jour, une étudiante qui en avait assez de voir le loyer de son appartement arbitrairement augmenter, a décidé d’aller planter sa tente au milieu du boulevard Rotchild, une grosse artère centrale avec un grand terre-plein en son milieu. Joie des réseaux sociaux à nouveau, des dizaines d’autres tentes vinrent lui tenir compagnie, jusqu’à envahir toute l’avenue, et disséminer l’initiative ailleurs dans le pays (nous en avons vues dans toutes les villes que nous avons traversées, y compris les plus petites). C’est donc le mouvement pour plus de “justice sociale”.
Manifestations géantes à Tel Aviv : 300 000 personnes alors que la protestation gauchiste de base n’en rameutait jamais plus de quelques milliers. Des manifestations qui rassemblent toutes les couches de la population, y compris des arabes israéliens, à l’exclusion des colons et des religieux.
Il s’agit de retrouver un semblant de contrôle sur sa vie quotidienne. Non ce n’est pas encore la paix, mais c’est une brèche d’expression collective qui engouffre tout, une véritable expérience de démocratie qui permet à tous de s’exprimer de front, depuis leurs revendications spécifiques, au sein d’un mouvement global. Tous, sauf les colons et les religieux. Justement. Voilà, j’aime y espérer le début d’un mouvement populaire général vers la paix justement.
Et 30 000 personnes à Jérusalem ! Qui eût cru qu’il y avait 30 000 non religieux à Jerusalem ? C’est la réaction ravie que j’ai le plus entendue.
We may be poor but we have the music.
L’atmosphère au milieu des tentes est très tel-avivi, c’est à dire, très cool, (”on prie à Jérusalem, on travaille à Haïfa et on s’amuse à Tel Aviv”), un genre de Goa in situ. Pas grand’monde le jour, il faut bien travailler ! (et le taux de chomage est ridiculement bas), de toutes façons il fait trop chaud. À la nuit tombée, tout s’anime, et pas seulement des potes rassemblés pour fumer un joint après le boulot, mais beaucoup de sérieux, de débats organisés, retransmis sur écrans, enregistrés, ou simplement autour d’une table, encadrés. Oui c’est surtout ça, j’ai été très impressionnée du sérieux finalement, rien à voir avec une blague potache qui aurait pris une ampleur démesurée, chaque groupe revendique clairement son identité, sans violence et de manière réfléchie, constructive, depuis les militants vegans à Peace Now, cote à cote.
Sababylon comme je l’ai vu écrit sur une banderole, contraction de סבבה = sababa = trop cool et Babylon.
Bien-sûr vu de France, le conflit israelo palestinien occulte tout, mais il s’agit avant tout d’hommes et de femmes, de familles au travers d’une histoire hyper-complexe, qui n’ont d’autre ambition que de vivre leur vie, en paix avec leurs voisins.
À quelques jours du 23 septembre, je ne peux qu’espérer.
C’est donc le désormais célèbre mot du Wisigoth, devant le ciel nocturne, depuis le coeur du Makhtesh Ramon dans le désert du Negev. Voilà, ça ressemblait à peu près à ça, là sur la gauche. Cliquez sur l’image pour avoir les explications, la version full-size ainsi que d’autres panoramiques (de jour) époustouflants réalisés par jd.
Possessif présompteux, ainsi le désir de s’approprier la ville qui m’a tant manqué… J’ai relativement peu de photos de Tel Aviv-même pendant la période où nous y avons habité, peut-être par volonté d’assoir le quotidien dans une normalité qui ne provoque que des prises de vues inhabituelles - ne pas amalgamer expatriation et tourisme -, peut-être aussi parce qu’à l’époque nous ne mitraillions pas encore en numérique.
Donc premier retour après dix ans, à un mois près. Dans le taxi de nuit qui nous conduit de l’aéroport à l’appartement prêté, l’impression la plus prégnante est celle de rentrer à la maison, alors même que nous avions décidé des années plus tôt, rationnellement, que ça ne pourrait jamais vraiment devenir acquis et qu’il était temps d’en partir. (à présent, d’une vie confortable installée dans un pays où nous avons toute légitimité à résider et résister, j’en viens à repenser la permanence, bien-sûr…)
Ma ville donc à nouveau pour quelques jours, la montrer à mes enfants, ville pas forcément facile à aimer, trop chaud, trop de bruit, trop de monde…. revenir au mois d’août que je voulais justment éviter ( voir August du grand Avi Mograbi), et puis, concurrence de hasards et d’envies, dix ans plus tard, dix ans plus vieux, devenus parents, nous y voilà. Chaleur ultra humide, bruit infernal des bus et des klaxons à tout va, ronron des boites d’air conditionné posées en verrues sur les façades des immeubles, de même les bidons des chauffes-eau solaires sur les toits, la ville la plus bauhaus du monde dit-on… plus décrépie qu’elle n’était mais en chemin vers la rénovation, encore timide, quelques tours nouvelles aussi, ville plus décrépie et plus en construction… de la vie, du mouvement, du désordre, du balagan partout (le désordre efficient des villes asiatiques), et aussi la plage, plage urbaine bondée. J’aime le fait d’être si peu habillés et de toutes façons terminer quasi nus sur la plage, finalement ça nivelle les corps, pas de prétention puisque rien n’est caché ou presque, c’est libératoire ! La modestie par la nudité, plutôt habiter son corps avec quelque chose comme une conscience non faussée de celui-ci, tandis qu’ils sont si nombreux à être ridiculement beaux.
Alors j’ai voulu la prendre en photo la ville, je voulais toutes ses coutures, de jour, de nuit puisqu’elle tombe tôt et soudainement et qu’en famille nous y avons effectué des “safaris nocturnes de chats”, mais ce n’est pas facile, trop de choses sur chaque vue, alors au hasard, des clichés d’une promenade d’insomnie matinale, une ville anormalement vide :
L’herbe est moins verte, mais voilà l’air y est plus vivant (et qu’on ne se méprenne pas, ce n’est certainement pas à cause de la situation politique du pays, mais, avec certitude, en dépit de celle-ci). Et ça… je n’ai pas encore trouvé comment m’en remettre.
Ha, une dernière chose. Je me souviens, les premières fois où j’étais allée en Israël, j’avais été choquée de voir autant d’armes, les jeunes en service ont garde de leur mitraillette, et ne doivent pas s’en départir, y compris en week-end, habillés en civil. Cela m’a paru beaucoup moins lourd, aussi parce que je sais que l’armée, forcément totalement intégrée à la vie quotidienne est par bien des aspects beaucoup moins haïssable que prévu, et parce que ce qui me choque et me mine, à présent, petite campagnarde, et ce qui choque mes amies israëliennes de passage, c’est la présence policière, en grappes sombres et désormais systématiques, dans les villes françaises.
en attendant des nouvelles plus élaborées du pays du hoummous, je recopie l’info attendue avec tant d’anxiété sur Chaudefess 2011 et qui a semblé égarer (because ça) un certain nombre de visiteurs sur ce site (moins cela dit que ceux qui viennent voir la photo de Christian Bale dans American Psycho que j’avais mise ici. Ça doit être la seule de ce blog dont je ne détienne pas les droits, elle génère 90% du traffic, de toutes façons, j’adore parler dans le vide). ( et on va rater Chaudefess cette année)
Salut à tous,
A l’heure où les bourses s’effondrent, où la consommation des ménages s’enfonce dans un marasme sans fond,où la terre semble vaciller inexorablement sous vos pieds, où politiques, économistes, hommes d’affaires, extra-terrestres et divinités de tous poils s’affrontent dans une lutte sans merci pour le pouvoir, alors que l’apocalypse se rapproche à grandes enjambées, une question vous taraude: “Putain merde y a pas de Chaudefess cette année? Qu’est-ce qu’ils branlent?”
Vous avez sans doute raison de vous inquiéter des vrais problèmes. Alors voila, camarades, nous sommes là pour lever le voile définitivement sur ce doute qui vous tiraille.Oui bien sûr y en a un, et c’est comme tous les ans le dernier week-end du mois d’août, donc les vendredi 26 et samedi 27 août. Ca a lieu cette année encore au Studio Chaudelande, dans les jardins, avec tout le savoir faire, le bon goût et la sobriété qui caractérisent ce désormais légendaire festival.
On y trouvera en vrac un endroit pour planter sa voiture et garer sa tente, des gens sympas qui vous échangeront des breuvages voluptueux et des mets rafinnés en échange de ticus, et bien sûr une ribambelle de chouettes groupes qui font du rock, de la pop, du zouk, du yéyé core, de la noise, de l’electropopotin, du punk, du psyché cirage, de la cold wave dansante…
Les concerts débuteront vendredi soir vers 21h; le samedi sera synonyme d’après-midi champêtre où vous pourrez exercer vos talents à la pêche, au ping pong, à la sieste ou au caps, vos oreilles bercées par de douces mélodies, avant de remettre le couvert pour une deuxième soirée torride.
Les groupes, les voici, dans le désordre pour le moment: La Terre Tremble, 4t(REC)k, The Dreams, Exhaustion, Marylin Rambo, Minh[May],Delacave, Hâche Tendre, Le Chômage, Moteor Sharqui, TG Gondard, La Race, Anton Chigurh, Gouffre d’un pôle à l’autre,les Blousons et bien entendu l’inénarrable DJ Tony Pizza.
Tout ça c’est prix libre évidemment.
Le site du studio étant HS, pour d’éventuelles questions voire même des réponses, c’est à cette adresse mail que ça se passe: studiochaudelande@hotmail.fr
M’intéressant pour un certain nombre de raisons évidentes aux profils pédagogiques, et ne sachant pas par quel livre de Antoine de la Garanderie débuter, j’ai finalement commencé par “la Gestion Mentale” de Catherine Maillard, gestion étant à entendre au sens de geste. Nous parlons ici de “pédagogie des actes de connaissance”, “L’étude des moyens mentaux qu’un sujet peut mettre en oeuvre pour apprendre, mémoriser, comprendre, réflechir, imaginer…”.
Elle propose d’étendre les profils pédagogiques (auditif - visuel - kinesthétique visuel - kinesthetique auditif) à l’idée de profils émotionnels et relationnels, se basant en partie sur des données neurologiques ( imbrication des cerveaux reptilien -automatismes et instincts, peurs/colères - limbique : réponses émotionnelles controlées : tristesse/joie, néocortex : élaboration de la pensée // modèle ultra-simpliste, tout ceci étant nettement moins vertical ) et des modèles de positions de vie hérités de l’analyse transactionnelle.
C’est bien là que pour une fois je ne suis pas partie en courant, voire je suis ébahie de la pertinence de mes débuts dans l’application de ces modèles à mon propre cas ; elle propose en effet une introspection dédiée à repérer les habitudes émotionnelles et mentales à éventuellement rééquilibrer pour mieux fonctionner, ne serait-ce du point de vue de l’apprentissage, mais le spectre semble en effet total, tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’obtenir des profils pédagogiques et non psychologiques.
Et vantons-nous, le tai chi sur la plage, c’est un grand bonheur.
Superbe expo Moebius à Cherbourg.
(clic pour voir en grand)
Antez (Continuum) - Nush Werchowska, le 07/07 à la Bascule . (annoncé là)
Une foule de mots m’étaient venus, ils étaient si dramatiques que je n’ai pas osé les mettre en phrases.
- silhouette déguingandée - déroule le fil - héros tragique de sa création - condamné à alimenter les flux sonores - textures élémentaires en résonnances - à suivre et façonner simultanément - …
C’était à la fois touchant et envoutant à regarder, très beau à écouter.
Solo puis duo avec Nush Werchowska, parfaitement complémentaire, l’un utilisant son tambour en générateur de signal continu, l’autre au synthé percussif.
www.antez.org - Nush Werchowska

(Annoncé ici)
Accompagnés des petits barbares, pour une partie de la seconde journée, quelle combinaison inespérée de contentement musical, de baignades, pedalo et crépuscule doux interminable.

Quelques vues :
De bien bruyants jeunes gens :



d’autres dispositifs tout à fait sonores :

bon eux, ça doit être regreb et ogrob :
(Guess who wants a plasma ball for Xmas ?)
[ l’autre café à Saint Laurent de Terregatte, bout du bout de la Manche, vers le bas ; aagrippaa.blogspot.com ]
Désormais, les grandes vacances -beau concept- commencent avec l’Agrippa et se terminent à Chaudefess’. Et ouais.
Si quelqu’ [improbable mais] érudit visiteur pouvait m’aider à nommer les musiciens, voilà qui parachèverait délicieusement ma satisfaction.
clic toutes les photos pour voir en grand - elles sont de jd ou de moi.