Archive for the 'lego my ego' Category

Night harvest

Friday, August 28th, 2015

cbjd - Session inattendue - extrait 1

Saturday, May 16th, 2015

(à Noël, j’ai eu un micro)

fiction et fiction et fiction… (encore des fictions semées au vent) (Terminus Radieux)

Tuesday, March 17th, 2015

2015-03-17-174613.jpg

J’ai longtemps été une lectrice dévoreuse d’histoires. Et puis j’ai eu des enfants. Alors, il s’est passé quelque chose d’étrange : outre le temps et la disponibilité d’esprit qui font cruellement défaut dans ce cas, la fiction a fini par m’apparaitre vaguement obscène, comme une espèce de lâche échappatoire, comme le pauvre succédané d’une réalité qui avait pris un tournant d’une intensité parfois rude mais indéniable.

Pour autant, je n’ai pas arrêté de lire, j’ai, au contraire, beaucoup lu, d’essais, de livres pratiques, de toutes choses qui ne relèvent pas de la fiction, je suis même devenue éditrice (www.editions-instant-present.com).

Je viens de retomber sur un billet de blog un peu confus, écrit il y a plus de 5 ans : “la fiction est l’opium du peuple” http://am.disjunkt.com/?p=112 . J’y distinguais la fiction-drame qui repose sur l’activation de la machine émotionnelle (à laquelle je pourrais tout à fait m’adonner, filez moi un page-turner, je serai la première à m’y engouffrer mais j’en sortirai vaguement nauséeuse), de la fiction-constructiviste basée sur l’édification esthétique, qui semblait alors mieux me convenir.
Je parlais de cinéma, de musique, et je n’avais pas trouvé à l’époque de pendant littéraire je crois.
Je viens d’achever la lecture de Terminus Radieux, et justement Volodine a réussit quelquechose comme réaffirmer ma foi en la fiction littéraire, en sa capacité à augmenter la réalité (et par là, “augmenter” son lecteur en tant que personne).
Et si j’ai l’impression d’avoir passé 600 pages à pleurer de joie et rigoler de pur désespoir (qui sont peut etre les émotions qui constituent ma posture essentielle d’être au monde), c’est bien en savourant la découverte de l’univers total, vertigineux, post-exotique, que l’extase s’installe. L’impression d’avoir trouvé un refuge douillet et illimité, capable d’absorber d’infinis épanchements et d’en créer une étonnante matière toute neuve.
Il faudrait que je creuse pour comprendre pourquoi cet univers me touche tellement et si je fais partie de la dernière génération qui pourra s’en trouver autant émue ? J’avais 17 ans lorsque le mur de Berlin est tombé, je me souviens du mélange de joie et de déception ressenti (l’utopie communiste avait pu m’apparaitre comme le parfait antidote au quotidien bourgeois dans lequel j’avais été transplantée sous prétexte scolaire). Je me souviens aussi de mes angoisses de toute petite fille, dans un monde bi-polaire qui semblait irrémédiablement voué à l’autodestruction atomique, tandis que nous visitions familialement la centrale nucléaire sur notre lieu de villégiature. Gen X, quoi.

* add 1 : plus tôt cette année, j’ai aussi été complètement emportée par la Dalva de Jim Harrison, avec un ravissement similaire qui relève exactement du sentiment de se sentir grandie par une lecture.

* add 2 : question musique, je ne sais plus si j’adhère vraiment à cela (du post de blog cité). J’en viens à me dire que tout ce qui ne relève pas d’une nécéssité vitale n’a pas tant d’importance, et que celle-ci peut très bien s’interpréter selon n’importe quelle voie de cette dichotomie (simpliste comme toutes les dichotomies).

* add 3 : Volodine publie à l’école des loisirs des romans jeunesse sous les pseudonymes de Ellie Kronauer et Manuela Draeger. J’en ai trouvé un aujourd’hui à la bibli et m’empresse de transmettre cela à la génération suivante (qui avait je crois, rêvé au Terminus Radieux en entendant, lors d’un trajet en voiture nocturne, l’émission, que moi je n’ai pas encore écoutée : http://www.franceculture.fr/emission-hors-champs-antoine-volodine-2014-10-31 , jusqu’à m’en parler et me donner envie de le lire !)

#Antoine Volodine #Terminus Radieux

rattrapage début 2015… du son, des vidéos, un festival

Tuesday, March 17th, 2015

. CBMATERIAL :



. CBJD :



.vimeo.com/cbmaterial

coiling crush from C.B. am a material / am disjunkt on Vimeo.

parpar from C.B. am a material / am disjunkt on Vimeo.

. CABLE #8 : : Emptyset, Yann Leguay, Greg Pope, John Hegre, Aaron Dilloway : Nantes, du 19 au 22 février 2015 - Le son du grisli et les photos : les miennes, celles de jd.

entre les points, je ne vois que du vide

Sunday, June 8th, 2014


et les mots, for what it’s worth, je les ai mis là : amamaterial.tumblr.com/post/88171195774/entre-les-points-je-ne-vois-que-du-vide

marche / marche pas

Friday, May 16th, 2014

welcome teen friends.

une semaine à la mer

Saturday, May 3rd, 2014

7×1′11

radikal satan

Thursday, April 24th, 2014

nouveau canal, peut-être !
http://grisli.canalblog.com/archives/2014/04/21/29710761.html

regarde par la fenêtre du rer avec moi (cette banlieue que je ne connais plus par coeur)

Wednesday, April 16th, 2014

regarde par la fenêtre du rer avec moi (cette banlieue que je ne connais plus par coeur) from cristal baryon on Vimeo.

sound : https://soundcloud.com/cbjd/allthingslostandfound-part1

l’amour pieds nus

Wednesday, November 27th, 2013

and now, some local musicians about to kick some funky tunes.
(ho my god, they forgot fashion)

am a material : septembre et octobre 2013

Saturday, November 2nd, 2013

sur http://amamaterial.tumblr.com/
amamatsepoct2013.png

am a material : avril 2013

Wednesday, May 1st, 2013

sur amamaterial.tumblr.com
april_2013.png

j’ai dansé une sixième fois

Sunday, April 7th, 2013

ai dansé une sixième fois, une sixième Extension Sauvage, sous l’égide de Yaïr Barelli (http://www.yairbarelli.com). ( les deux premières fois : ici, et je sais, il faut aussi que je parle des suivantes, en un mot pour l’instant avec l’espoir de faire mieux plus tard… avec Latifa Laâbissi, la grande libération structurée, avec Sophiatou Kossoko, l’intelligibilité du mouvement, avec Julie Salgues, une pièce d’histoire essentielle).
À mon émerveillement renouvelé, j’ai l’impression d’avoir, à cette occasion, touché à nouveau quelques de morceaux de (self) compréhension / appréhension du monde.
Avant la compréhension, - elle chemine en fait, aidée des vidéos des spectacles de Yaïr (http://vimeo.com/user7429457) - a postériori, il y a, il y a surtout l’immense plaisir … indescriptible : le plaisir insensé que je ne saurais décrire à celle que moi-même j’étais avant d’entamer cette série d’ateliers. Le plaisir d’une pratique du corps qui l’immerge dans des états cognitifs de haute concentration et d’inespérés élans, inqualifiables autrement qu’en faisant appel à l’artistique (même s’il est forcément subjectif, egocentré, et auto-attribué) et à ce concept extra-ordinaire que je découvre : la danse.
(contemporaine)

L’expérience du moment, du soi (est un autre et émoi), de l’air, de la conscience physique ou non, et des mots qui viennent ou pas. Le désir de n’être plus que sincère - dans son corps aussi -, authentiquement constituée de riens et touts, traversé(e) d’instants grotesques, ou d’incarnations aériennes, de pensées subites ou bien depuis longtemps cultivées qui possiblement occupent tout le spectre du beau au haïssable, du primordial au méprisable. Ainsi…
(se sentir) dans son cœur, trouvé (parfois), ni corporel, ni intellectuel, juste à mi-chemin.
La danse, l’expérience du mouvement et de la parole - et chacun peut s’évaporer dans l’autre -, comme, ontologiquement, une intégrité particulière du corps et de l’esprit, revêtue d’une sèche nécessité.

Je regarde les vidéos de Yaïr, c’est exactement tout cela (tout ce que). Et voilà, c’est ça, une incarnation de la résistance à l’alienation.
Je fais ici référence à l’aliénation de l’accélération sociale dont j’ai relaté le début ici (http://am.disjunkt.com/?cat=20), et à la fin du livre dont je n’ai justement pas parlé, (mais justement), y était lancé un élément de réponse : l’expérience sensible du monde. J’y voyais alors tout l’affect que je mets dans l’improvisation musicale en général, et la musique expérimentale en particulier. J’y vois désormais en plus cette chose : danse.

Aujourd’hui, toutes mes pensées sont dirigées vers ces moments infinis.

home alone 20/03/2012

Tuesday, March 20th, 2012

Les enfants nous ont laisssé seuls à la maison et on y a fait de la musique : JD à la contrebasse semi-banchée, moi à la good ol’ groovit
certainement un peu long et pétouillant pour qui n’a pas beaucoup de connection affective avec au moins l’un de nous… uploadé sur soundcloud sans aucun edit, juste pour ne pas que ça reste simplement au fond d’un répertoire…
(le nom qui apparait vient de samples que j’ai utilisés : pédalage dans Treptower Park, un toboggan dans le Gan Meir à Tel aviv, et barrage de l’usine marémotrice sur la Rance.

j’ai dansé, 2 fois

Saturday, February 4th, 2012

Ayant rejoint, sans démarche réfléchie, l’extension dite sauvage (comprendre rurale) du Figure Project, je participe à 4 week ends dans l’année d’ateliers de danse contemporaine. La note d’intention mentionne “une aventure choregraphique à la campagne… ouvert(e) à tous et a(yant) pour ambition d’être à la fois exigeant(e) et jubilatoire”. Chaque week-end, un chorégraphe différent nous initie à ses techniques et réflexions, improvisation, écriture du mouvement, etc. Deux week-ends sont passés, et je veux garder trace de ce qui pour moi est certainement la naissance d’un nouveau paradigme personnel.
J’avais brièvement relaté mon ignorance de la danse en général, naturellement plus portée vers la performance off, mais il s’agissait sans doute d’une méprise catégorisante dont je suis seule responsable. Toujours est-il qu’il ne me serait jamais venu à l’esprit de considérer la danse, fut-elle contemporaine, comme une pratique que je pourrais tenter. Je crois avoir découvert assez tardivement que j’avais un corps, capable (et nécéssitant sans doute) plus que ses fonctions quotidiennes, et c’est, plus tard encore, dans cette lancée, que j’apprends depuis quelques années le Tai Chi Chuan, qui ainsi, constitue de fait, mon premier lexique de mouvements.

. Première fois. Avec Kathleen Reynolds
Kathleen nous a donné quelques mouvements de base, quelques angles de ses procédés de création. J’ai ainsi compris comment l’inspiration pouvait se déployer en mouvement et le mouvement investir et se dessiner dans l’espace. Moi qui avais toujours eu du mal à faire abstraction de la vision du corps pour la vision du mouvement, les éléments de pratique qu’elle nous a transmis m’ont facilité l’accès à ce regard. Puis, le Tai Chi a constitué ma première grille d’interprétation/appropriation, et a permis de viser une sorte d’expression propre, notamment en improvisation. J’ai alors vêcu une expérience extraordinaire.
J’ai découvert que le corps pouvait être pris/surpris dans une intention qui le dépasse, que, dans ma grande candeur, j’oserai nommer artistique, faute de n’avoir pu la décrire autrement, ne relevant pas du commun, du thérapeutique au sens large (sport, réajustement structural, seitai…) ou du sexuel. L’éclosion de ce désir de mouvement a été un moment extraordinaire et inattendu, vertigineux dès la réalisation que cette intention corporelle pouvait, depuis cette origine, être aussi conscientifiée.

poto_200.JPG. Seconde fois. Avec Jonas Chéreau.
Toute autre génération. L’approche m’est pourtant beaucoup plus familière en ce qu’elle fait intervenir des thématiques qui me sont proches. La première chose qui m’est venue dans la juxtaposition des deux week-ends, est que si lors du premier nous avions pu voir comment le mouvement pouvait créer l’espace, c’est le processus mirroir que nous allions expérimenter là : comment l’espace/paysage (imaginé, subit, désiré) créait le mouvement et/ou le corps. Il y avait cette fois-ci, comme une essence naturaliste primordiale pour ensemencer l’expérimentation, celle-ci à même ensuite de se développer qui par hasard ou déterminisme, par collaborations, jusqu’à mes fascinations habituelles pour l’émergence de structures autonomes. Comme si entre les deux danseurs il y avait eu entre temps toute une imprégration scientifique pas forcément consciente (algorithmique, cognitiviste, chaotique, écologique etc.) décalant l’homme de sa toute-puissance créatrice. Nous avons même réalisé en groupe ce qui ressemblait à un automate cellulaire, pétillant de nos humanités.
(et aussi j’ai plié le corps d’une amie selon un paysage comme celui de la photo)

J’ai des frissons rétrospectivement de penser que j’ai pu vivre ça.