Archive for the 'תֵּל־אָבִיב' Category

de Hébron, je me souviens de deux choses

Monday, March 29th, 2010

Un beau jour de 1999 ou 2000, nous avons décidé de faire un tour à Hébron. Pour le fun. Pour le tombeau des patriarches, pour voir comment c’est par là-bas et dire j’y étais.
L’ami M. a encore une plaque d’immatriculation consulaire, ce qui nous ouvre les barrages militaires et les sourires sur place. Arrivés aux abords de la vieille ville, la voiture est vite entourée, propositions de guide, etc. On nous fait signe de nous garer. Nous hésitons. Un homme insiste particulièrement, comme si nous étions en train de décliner une affaire rare : ” Come on, you can bark here, you can bark here ! ”
Dans ma tête, incrédule, immédiatement je ne vois qu’une chose trop grande pour être balayée au prétexte d’inanité : la politesse exotique de l’hôte qui, en signe de bienvenue, cherche à pourvoir aux besoins immédiats de l’invité. Oindre les pieds du voyageur il y a quelques siècles, indiquer la place publique où aboyer sa colère en l’an 2000.
J’ignorais que le son “p” n’existait pas en arabe palestinien. Falestine, je m’imaginais essayer de crier ma petite colère occidentale du mieux que j’aurais pu, par politesse surréaliste.

La seconde chose ? ha oui, dans le shouk, une tête de chameau qui pend à un crochet, son long cou prêt vraisemblablement à être débité en tranches.

http://www.mediapart.fr/club/blog/jamesinparis/230310/amours-occupees
http://www.mediapart.fr/club/blog/naruna-kaplan-de-macedo/260310/minutes-hebron

dédra

Sunday, April 26th, 2009

dans le désert, tôt,
soleil blanc chauffe l’air subtil
et je suis un monde.

(en réponse au post de Gaël, je me cantonne aux formes courtes. Dédicace idoine, timide politesse.)
pour illustrer, réchauffé de ça, et pour l’occasion j’ouvre un rayon biscuiterie. Play forward and backward.

 

הפועל העברי - le travailleur hébraïque (hapoel haivri)

Tuesday, April 21st, 2009

1934 en l’honneur des batisseurs de Tel Aviv. Cette statue se trouve à l’entrée du vieux port qui, après avoir abrité une série de hangars boites de nuit, a été rehabilité en une grande zone commerciale..
by-028_ve-062.jpg
J’ai trouvé ce fil flickr isotype75 qui offre une belle collection de l’imagerie de l’époque. Envies de ce livre Des maisons sur le sable - Tel-Aviv, Mouvement moderne et esprit Bauhaus et de l’expo bruxelloise La Ville blanche, le mouvement moderne à Tel Aviv.
Allez, pour l’occasion, je crée une catégorie pour la Colline (tel) du Printemps (aviv).

double contrainte

Tuesday, March 24th, 2009

Ce blog: Depuis Tel Aviv m’évoque si clairement ma double contrainte israélienne. Tel Aviv me manque autant qu’il me serait difficile d’y vivre. Un bouillonnement d’énergies et aussi une certaine liberté d’expression que je n’ai pas encore retrouvés, mêlés à des paradoxes moraux insolubles (pour moi, pour l’instant).
En attendant une amusette bien locale rurale

 

neg deg

Sunday, February 8th, 2009

sen0.jpgalors que je devais prendre ma soirée pour aller voir le sens de la vie pour 9$99 de Tatia Rosenthal d’après Etgar Keret (cliquer sur le titre pour voir la bande annonce), le wisigoth a cru bon de multiplier assez de symptômes gastro-intestinaux pour que ma culpabilité prenne le pas sur mon besoin de divertissements.
Dommage, j’avais frémit de nostalgie à la vue dérobée des décors, de l’ambiance, tellement tel-avivi (nous y avons habité de mai 99 à septembre 01) .. j’ai une bd d’adaptations d’Etgar Keret, ça dépote dans le style d’humour glauque, très culture israélienne moderne. J’en rigole encore parce que l’autre jour j’entendais boulet à la radio dire à une journaliste qui n’avait pas apprécié son travail ni celui d’autres auteurs présents à Angoulème:”mais quoi, vous voulez quoi, qu’on tue des petits chats?“, sauf que ben là, ils tuent vraiment les petits chats, enfin les petits lapins plutôt.

damasghost.jpgBref, du coup, cela m’a laissé le temps de fouiller des caisses d’archives à la recherche d’une photo pour Bérangère, en réponse à ce post-là. La porte de Damas, vieille ville de Jérusalem.
C’était en 97, je faisais encore de l’argentique, et je n’en ai retrouvé qu’un tirage très taché. J’ai alors scanné le négatif, mais comme je n’ai qu’un scanner normal, ça a donné ça. impossible d’en tirer plus de détails… tant pis, finalement ce petit coté fantomatique lui convient bien. Et par pure préciosité, j’ai laissé les bords du négatif.

Sinon, donc, à Rennes, dans le cadre du festival Travelling sur Jerusalem, (programmation géniale, je suis vraiment dégoutée de n’avoir assité à la moindre projection), nous avons quand même pu visiter l’expo de photo sur la vieille ville, quelques clichés là: Jérusalem, ville suspendue entre fin et début du monde.