mèmes dans les orties -3

(10 jours de silence blogguesque, je suis contrite)
Suite du résumé de Quelle sorte d’humanité après l’individu, suite de l’intervention de JM Besnier. De son point de vue de philosophe, la mémétique n’est finalement qu’un découpage scientiste du monde pour créer un système explicatif visant à le rendre totalement déterministe, quand bien même il s’agit de chaos déterministe. Il lance le terme de “désanchantement mémétique”. Il termine en parlant des utopies transhumanistes.
(note de moi, pourquoi parler de désenchantement? au contraire ça me donne envie de danser .. l’ultra déterministe me donne des ailes en me libérant de poids culturels conscients/inconscients)
Vient ensuite l’intervention de JP Baquiast. La mémétique en tant que mise en relation par le langage des individus, après que ceux-ci aient été déjà dépossédés de leur autonomie de pensée par le concept de superstructure (par exemple vision marxiste). Réaffirme l’importance pour lui de la notion de substrat neurologique du mème (bien que n’en ayant pas de définition). Reprend l’idée de réplicants technologiques, les tèmes de Susan Blackmore, mais en précisant que selon lui, les 3 sortes de réplicants: gènes, mèmes, tèmes, se répliquent de manière horizontale et verticale. Et comme il est égal à lui-même, il lui est très difficile de ne pas embrayer sur le lobby militaro industriel (le LMI, soit les Etats-Unis, themselves), comme superstructure technologique, anthropologique (les idéaux défendus), phénotopique (des individus qui le composent), et génomique (sur la transmission générationnelle).
Intervention d’Hervé Juvin, économiste, consultant en knowledge management. Lui, parle la révolution anthropologique qui a lieu en ce moment (il a écrit un livre sur le sujet), les corps modernes changent irrémédiablement (par exemple, trivialement dans le rapport au travail de la terre justement), et le rapport au réel y est corrélé. (note de moi: en néorurale cybernétique, ça me donne justement le sentiment de démultiplier les réalités, ou au moins les couches de réalités). Il continue dans une voie bien intéressante, (zut encore un livre à lire!), à noter que l’individuation (il y a du moi partout) forcenée actuelle mène à restreindre l’éventail des choix individuels, à un formatage. Donne en exemple le “droit à la santé” qui pour être globalisé doit aller de pair avec une croissance des interdictions. J’ai bien évidemment constaté mille fois ces paradoxes dans le domaine de la périnatalité. Anecdotes savoureuses sur Ray Kurweil, et son penchant transhumaniste. Il termine sur la technologie au coeur de l’intelligence collective, externalisation des savoirs humains vers les machines.
Parmis les questions finales: l’idée que toute technologie est désormais réplicante, et pour JM Besnier la répétition c’est justement la fin de l’histoire, la mort de l’individu. Ce à quoi Baquiast répond que la répétition darwinienne, munie de mutation est au contraire un monde de réplication, variation, sélection, dont il est à craindre que le changement accéléré ne devienne trop rapide pour l’homme.
.. quelques notes ensuite sur la non-finalité de quoi que ce soit… zat’s about it folks.

3 Responses to “mèmes dans les orties -3”

  1. Alex Says:

    J’ais trouver le personnage facinant (Raymond Kurzweil)

  2. cb Says:

    Alex ! tu parles à mon blog avant de me parler à moi ?! en guise de repentir, tu montes illico dans le TGV, nous t’attendons de pieds ferme.

  3. cb Says:

    Alex, je ne voulais pas te vexer, ça me fait plaisir de te lire ici. Voilà un article sur Kurzweil:
    http://www.newsweek.com/id/197812/page/1

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