I ♥ LaTeX - crop marks & chinese input
Il y a des gens comme Donald Knuth, qui non contents d’écrire l’une des bibles de l’informatique - The art of computer programming, première édition 1968, composée sur machine Monotype , 7 volumes au total - et trouvant moche la première réimpression par photocomposition, decident d’écrire leur propre logiciel de composition, TeX, ainsi que le jeu de polices de caractères appropriées.
TeX vient de τεχ, début du mot τέχνη (« art, science », en grec ancien), et se prononce /tɛx/ ou /tɛk/, au choix.
Pour faire bref, quelques années après, une bonne âme (Leslie Lamport) a étendu TeX en LaTeX, le rendant un poil plus facile d’accès. Pour du texte scientifique, c’est assez parfait, et permet de se concentrer sur les équations, pas sur les numérotations de sections ou la mise en forme globale. Au final, bien qu’il soit peut-être préférable d’avoir une certaine disposition d’esprit pour aimer s’en servir (il semble assez rare que les zélateurs de LaTeX n’aient pas beaucoup à voir avec les mathématiques ou l’informatique), la réaction générale est de s’extasier sur la qualité et l’élégance du résultat. C’est utilisé de manière professionnelle au minimum par la plupart des éditeurs de revues ou livres mathématiques, et il va sans dire qu’il s’agit d’un logiciel libre avec des millions d’ajouts d’extensions et de ramifications. Il en existe même désormais des versions WYSIWYG.
Bon j’avais personnellement quelques heures de LaTeX à mon compteur, mais je n’avais jamais maquetté de bout en bout un vrai gros livre plein de rebondissements, d’encadrés, de notes de bas de page et compagnie pour lequel il allait falloir être sérieusement sérieux, et ne pas oublier d’éradiquer veuves et orphelines (quoique j’avoue avoir un peu négligé les premières) et autres joyeusetés orthotypographiques. Donc, pour ne pas perdre les quelques hacks que j’ai découverts à cette occasion, en voici une (première ?) compilation.
- les traits de coupe J’ai préparé un document A5 (indiqué dans le documentclass, et dans les specifications geometry), me disant qu’un format prédéfini serait certainement le plus *universel*, ce qui, il s’est avéré, n’était pas la meilleure des idées. En effet, le A5 est égal en théorie à 14.85 cm x 21 cm. Or, l’imprimeur ne règle qu’au millimètre… donc à choisir au final entre 14.8 et 14.9. Pour les traits de coupe, le package “crop”, option cam (les crop marks de dvips sont sécantes et inutilisables par l’imprimeur) qui fait de jolies cibles, width et height règlent la taille du papier, a posteriori inutile (j’ai longtemps mis A4), mais je ne savais pas si l’imprimeur n’aurait pas de restrictions à ce niveau.
\usepackage[a5paper, top=2cm, right=2cm, width=11.2cm, height=16.5cm]{geometry}
\usepackage[cam, width=18truecm, height=24truecm, center, dvips]{crop}
- pour écrire du chinois par copier-coller
%pour le chinois
\usepackage[cjkgb]{ucs}
\usepackage[utf8x]{inputenc}
\usepackage[C10,T1]{fontenc}
\DeclareFontSubstitution{C10}{gbsn}{m}{n}
June 14th, 2010 at 5:45 pm
Ca marche aussi très bien pour les textes intégraux en grec ancien (justement) ou hébreu, héhé !
June 14th, 2010 at 5:51 pm
oui, c’est parfait aussi pour toutes les langues exotiques en effet !
et là pour écrire des maths avec un éditeur de texte normal, je souffre…