Ça me gratouille, ça me chatouille, ça me donn’ des idées

Y a putaing 10 ans de ça, nous avions un beau site sur lequel nous nous étions engagés à tout d’abord 3 puis par la suite un peu plus, à poster tous les 15 jours une minute trente de musique homemade, sous GNU General Public License ; la licence art-libre et autres creative commons n’en étaient alors qu’à leurs balbutiements. Ça s’appelait 1′30, ça a duré quelques mois, un an ou plus peut-être ? puis ça a disparu dans les limbes. Les seuls artéfacts encore audibles publiquement sont les morceaux de Gyom hébergés dans un certain Terrier dont je découvre d’ailleurs avec surprise et délices qu’il possède beaucoup d’ouvertures rennaises.
Nous avions de futures vedettes ! qui devinrent ou étaient déjà d’éminents membres de Tsé, Servovalve, Colder, Mainstream Ensemble, Scratoa… (J’en oublie certainement, et quant-à Bertrozen, GAM et Cric ? je serais vraiment contente d’avoir de vos nouvelles si vous tombez par ici !)
Mais depuis, pour nous, comme un grand tunnel, fait à la fois de pharaoniques projets de softs musicaux jamais finalisés et de contingences quotidiennes plus ou moins directement liées à l’élevage de petits barbares.
Et après une autre soirée bruyante et basculante, ça démange de plus en plus de s’y remettre.

Dans 1′30, nous avions aussi une très private joke : Eoyore. À cette époque, quoi que que ce fût de pseudo culturel avait tout intérêt à être japonais. Nous (homme & moi), avions alors décidé de créer un alibi japonais à 1′30. Nous lui avions dégotté un nom issu de notre grand engouement littéraire du moment (et tout à fait éternel soit dit en passant) : Kenzaburō Ōe dont le fils handicapé et musicien était surnommé Eoyore ; nous n’avions pas saisi qu’il s’agissait (d’une transcription japonaise) du nom original de Bourriquet dans Winnie L’Ourson ! Eoyore produisait des haikus musicaux : nous avions divisé la minute trente en trois sections correspondant en durée aux 5/7/5 du haiku poème, l’un de nous préparant les samples qui servaient de base à l’autre pour composer une partie. Nous faisions tout avec la superbe groovit et à l’aide de casques piqués dans des avions qui servaient aussi de micro à l’occasion. À réecouter aujourd’hui ces morceaux, je suis soulagée de les trouver encore globalement à mon goût ! En attendant de mettre en ligne une archive 1′30 un de ces jours, voici les haikus d’Eoyore (en mp3) : haiku1, haiku2, haiku3, haiku7×7.

6 Responses to “Ça me gratouille, ça me chatouille, ça me donn’ des idées”

  1. G Says:

    putain ! putain !

    hyper bien les haikus… eoyore j’avais oublié….

    moi je suis sur la version 2 quand vous voulez les zamis

    (ah et gyom y’a même des bonnes surprises (et quelques horreurs))

  2. G Says:

    ah et je voulais dire… merci pour ce post, ça a du bon la nostalgie non ?

    as i said on recommence when you want : une minute trente c un joli format

  3. am Says:

    entendu !

  4. l'homme Says:

    pour l’occasion la groovit est retombée en marche. je ne sais pas si ca va etre l’arme de nos dégats, ceci-dit.

  5. cb Says:

  6. Maglia Maglia Douglas Costa Bambino Says:

    Jannette Maglia Maglia Douglas Costa Bambino DBPDani Rebek

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