connaissance, subjectivité, le point de vue du neurologue

Quelques phrases extraites du livre de Lionel Naccache : “Perdons-nous connaissance ? de la mythologie à la neurologie”. (voir la revue sur philosciences), je suis en pleine dévoration.
. dans le chapître 1 Neurosciences-fiction de la seconde partie, il établit, au travers d’un certain nombre de cas cliniques, l’identité du sujet avec un système de fictions-interprétations-croyances.
. p 101 : L’acte de connaître met donc en scène trois entités qui sont respectivement : (1) le sujet X tel qu’il existait et se représentait à lui-même avant de connaître l’objet Y, (2) ledit objet Y qui est le support de cette expérience de connaissance, et enfin (3), le sujet X’ qui est le sujet X ayant assimilé l’objet Y, c’est-à-dire le sujet ayant mis à jour ses représentations mentales à la lumière des nouvelles connaissances acquises.
. p 127 : selon notre conception, la connaissance ne se limite pas à (la) circulation des informations, mais incorpore la manière dont le sujet est affecté dans son système de fictions-interprétations-croyances par les informations en question.
. p 171 : ce qui fonde la subjectivité du sujet n’est autre que le jeu de croyances, d’interprétations et de constructions fictives conscientes qui le définissent comme un être à nul autre pareil.

Leave a Reply