Alienation et accélération, Hartmut Rosa, - extraits-résumé - seconde partie : L’accélération sociale et les versions contemporaines de la Théorie Critique

(théorie critique (wikipedia) : - école de Francfort, ‘60, Adorno, Horckheimer…- examen et critique de la société à partir des connaissances développées par les sciences humaines et sociales)

chap 6 : conditions préalables à une théorie critique
“il n’existe pas de vérité épistémologique anhistorique toutes les formes d’analyse théorique doivent être fermement reliées aux formes changeantes de pratiques sociales”
Intentions directrices de la Théorie Critique : “la souffrance humaine réelle est le point de départ normatif”, fondée sur “les ressentis, convictions et actions (contradictoires) des acteurs sociaux eux-mêmes.”-> “examen critique des pratiques sociales à la lumières des conceptions de la vie bonne que s’en font les acteurs sociaux”
“liberté, autonomie (individuelle ainsi que collective) au sens de l’autodétermination de la forme de vie que nous réalisons, et la lutte pour l’émancipation des obstacles politiques , structurels et institutionnels afin de réaliser cette autonomie”
“transcendance intramondaine”
“expliquer les la transformation des régimes de production et de consommation de la modernité”
théorie critique Habermas : “la synthèse de toute société réside dans ses relations de communication”
théorie critique Honneth : “ce sont les relations de reconnaissance sociale”

chap 7 : L’accélération et la critique des conditions de communication
Habermas, Theorie de l’agir communicationnel 1987 “les pathologies sociales émergent à partir de distorsions systématiques des conditions de communication” …” Le pouvoir tout comme le savoir -ou les normes tout comme les vérités affirmées- ne sont justifiés que s’ils sont (ou peuvent être reconstruits en tant que) les résultats d’un discours exempt de relations de pouvoir distordantes… un discours dont tous les arguments peuvent être formulés et sont discutés uniquement sur la base et la logique de la ‘force du meilleur argument’.”
la structure temporelle de ces conditions de communication semble donc tout naturellement essentielle.

chap 8 : l’accélération et la critique des conditions de reconnaissance sociale
Honneth, La lutte pour la reconnaissance, 2000 “Nous devons être rapides et flexibles pour gagner, alors que simultanément, notre lutte pour la reconnaissance fait sans cesse tourner la roue de l’accélération.”. Dans le tempo intragénérationnel de la modernité tardive, la reconnaissance est fruit d’une “lutte dynamique” distribuée en fonction de la performance avec en conséquences burn-out et dépressions pathologiques. Il y a eu passage d’une “compétition positionnelle” à une “compétition performative” qui devient justement une “force motrice constante de l’accélération sociale”.

chap 9 : l’accélération comme nouvelle forme de totalitarisme
force totalitaire dans le sens où ” a) il exerce une pression sur les actions et les volontés des sujets, b) on ne peut pas lui échapper, affecte tous les sujets, c) omniprésent à tous les aspects de la vie sociale, d) quasi impossible à critique ou à combattre”.

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