Archive for the 'Deleuze - Guattari' Category

carosserie

Tuesday, May 11th, 2010

Ces choses viennent de s’installer dans (la cabane de) mon jardin, et en attendant de trouver comment les en dissuader, je ne peux m’empêcher d’admirer la parfaite cohérence de leur monde animal.
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(photo : jd, au péril de sa vie)

Deleuze Guattari, les abysses

Saturday, January 17th, 2009

On dirait que mon petit problème naïf est loin d’être trivial.
Je me noie dans “fonctifs et concepts”, “Qu’est-ce que la philosophie?” chapitre 6. J’ai beau essayer de le relire et le relire, j’hésite entre le sentiment de me faire avoir, la honte de mon ignorance en épistémologie, le découragement, et parfois tout de même quelques étincelles, encore trop rares et furtives..
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Pour DG, le propre de la philosophie est de créer des concepts sur le plan d’immanence, celui de la science, des “fonctifs” sur des plans de référence.
Je rapproche le plan d’immanence d’une espèce de plan d’émergence et les concepts, les machines viables sur celui-ci, avec simultanéïté d’existence/création des deux. Le plan de référence serait plus comme une assise a priori, les fonctifs, des agencements de l’espace des possibles, avec existence au préalable du plan. Une exploration des hypothèses pour la science v.s. l’agencement intentionnalisé de la philo… Au secours! (Vite, Deleuze Guattari à Vitesse Infinie au Sens Figuré!)

(photo à cliquer pour la voir en grand: dans ma mare gelée)

Foucault, degré (-1) , Deleuze Guattari, degré 0.

Saturday, January 10th, 2009

Je m’interroge sur la validité d’une proposition philosophique.
Je veux dire, là (dans “l’humanisme de Michel Foucault” par Didier Ottaviani illustré par Isabelle Boisnot) je m’inspire du résumé d’une pensée sur 20 ans d’exercice de la philosophie. Je me dis c’est merveilleux de voir cet enchaînement, cette logique à l’oeuvre qui crée véritablement un programme comme résolution d’un problème de positionnement personnel (vis à vis de l’ensemble de la société dans laquelle on est immergé, au global, ainsi qu’au sein de micro-sociétés familiales, amicales, associatives.. ). En ce qui me concerne, il me régénère, pour de vrai.

J’ai beaucoup de mal à sortir du cadre logico-déductif de ma précédente vie mathématique (qui me manque). Je dois m’y résoudre, je ne peux pas l’appliquer tel quel sur le texte philosophique, mais cette prise de conscience est loin d’être évidente. Puis-je accepter de sortir de la rigueur intellectuelle mathématique sans me sentir menacée? Est-ce que c’est un problème personnel ou un problème de philosophe?
Surtout pour ce texte de D. Ottaviani, auquel je délègue ma compréhension/interprétation de Foucault. Ca me donne l’impression honteuse de lire des maths sans les démonstrations.

Hier j’avais écrit un paragraphe tout à fait naïf de tentative de mise en parallèle de la pensée mathématique et de la pensée philosophique. Je me heurtais à un obstacle qui était de sortir de la logique pure, de trouver les axiomes de la philosophie. Vieux démons de l’incertitude.
Je me souviens avec acuité, de la difficulté que j’ai ressentie de longues années, à ne pas savoir où me poser dans le language comme outil de communication. Une douleur d’incertitude qui se heurtait à la banalité quotidienne des échanges nécéssaires.

Je reprends “qu’est ce que la philosophie?” Deleuze-Guattari, dans le mille. Etrange comme ces mots me sautent au yeux aujourd’hui, me sautent à l’esprit avec clarté alors qu’ils répondent justement à mes questions du moment. Etrange comme je pensais les avoir compris, mais comme je n’en avais pas saisi les enjeux auparavant.
pour un résumé un poil sec, voir ici un article de Carole Maigné pour la revue Sciences Humaines.

En lisant un texte philosophique, dois-je m’arrêter à ce que je ne suis pas certaine de comprendre dans le sens de la pensée de l’auteur ou puis-je m’accorder le droit d’interprétation/appropriation? Pour tout cela, Mille Plateaux avec sa poésie pensumatique a été salvateur, ne me laissant pas le choix que de m’approprier une pensée, suivre mon fil sur l’ouvrage tissé de leurs mots.
Quid de Foucault, vu par…